La passion de danser


Le 21 février 2007
La Liberté
Jennyfer Collin

Faire partie d’une école de ballet demande beaucoup de discipline, mais apporte une grande fierté aux danseurs. Portrait de deux jeunes qui ont choisi de suivre leur passion.

L’école professionnelle du Ballet royal de Winnipeg tient jusqu’au 22 février le concours First Steps 2007 pour les jeunes ballerines qui souhaitent montrer leur talent. L’occasion était tout indiquée pour demander à certains étudiants de l’école ce qui les motive à suivre des cours intensifs de ballet.

Claudia Ousset, 12 ans, en est à sa deuxième année à l’école de ballet. Sur sept niveaux, elle se situe au niveau 2. Élève à l’école Précieux-Sang, elle partage ses journées entre les cours académiques et les cours de ballet. « Je vais à l’école jusqu’à 14 h, puis une voiture vient me chercher pour me conduire à l’école de ballet, explique-t-elle. Mes cours de ballet sont de
14 h 45 à 16 h 15, du lundi au vendredi. »

Le samedi, dès 9 h, elle poursuit sa formation avec des cours de ballet, de musique et des danses à préparer pour le spectacle de fin d’année.

Jean-Daniel Bouchard, 20 ans, a quitté le Québec à 16 ans pour s’inscrire à l’école de ballet de Winnipeg. Vu son âge, il a tout de suite commencé au niveau 5. Cette année, il est dans le programme aspirant, qui fait le pont entre l’école et les compagnies professionnelles.
Lorsqu’on leur demande ce qui les a attiré vers cette discipline artistique, ils évoquent tous deux leur passion pour la danse. « Il y a deux ans, je faisais de la gymnastique, raconte Claudia Ousset. Mais je me suis fait mal au doigt et j’ai dû arrêter. J’aimais beaucoup faire de la danse sur le plancher, alors j’ai choisi d’apprendre le ballet.

« J’aime vraiment tout du ballet, poursuit-elle. J’aime beaucoup parfaire ma danse à la barre. La seule chose que j’aime moins, c’est me réveiller tôt le samedi matin pour aller au cours. Mais je voudrais monter au niveau 7 pour continuer et faire carrière. »

Jean-Daniel Bouchard ne rêve pas de devenir danseur de ballet professionnel, mais si l’occasion se présente, il en sera très heureux. « Le ballet pour moi, c’est surtout un défi, dit-il. J’adore danser, c’est quelque chose de naturel chez moi. Danser me procure un sentiment de fierté. J’ai commencé le ballet surtout parce que je voulais être bon en danse. Mais si les auditions ne marchent pas, je vais changer de carrière. »

Selon lui, trois éléments sont essentiels pour devenir un bon danseur de ballet. « Ça prend du cœur, de l’esprit et il faut être bon musicien », énumère-t-il. Claudia Ousset croit aussi qu’il est important d’avoir une bonne musicalité pour bien s’imprégner de la musique et la transposer dans les gestes du corps.

Et pour parfaire leur style, les deux élèves s’inspirent de danseurs étoiles qu’ils admirent. « J’aime beaucoup Cindy Marie Small, Evelyn Hart et Vanessa Lawson, du Ballet royal de Winnipeg, reconnaît Claudia Ousset. Elles sont toutes différentes, elles aiment danser et elles sont très belles sur scène! »

Jean-Daniel Bouchard porte un grand respect pour le danseur vedette Mikhaïl Barychnikov, qui a travaillé au Kirov et qui a dirigé l’American Ballet Theatre pendant onze ans. « C’est vraiment un grand modèle! », soutient-il.

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